Baisser la vitesse sur autoroute ? La FFMC y est opposée

Publié le par FFMC 16

Alors que le débat se poursuit au Parlement Européen sur le contrôle technique ; en France, lors de la dernière réunion du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR), le Délégué interministériel à la sécurité routière a suggéré qu’il fallait aller encore plus loin dans les limitations de vitesse en vigueur pour atteindre l’objectif de passer sous la barre des 2 000 tués par an en 2 020. 

 

Bien évidemment, la FFMC partage l’objectif de faire baisser la mortalité sur les routes mais estime que le Délégué interministériel se trompe de cible en mettant en avant la vitesse pour atteindre ce chiffre. En effet, même si pour l’instant aucune décision n’est arrêtée, l’hypothèse d’une réduction de la vitesse à 120 km/h sur autoroute est, d’après Le Figaro du 17 avril 2 013, à l’ordre du jour.  

 

Voilà une idée, certes médiatique, mais à l’efficacité douteuse. En effet, lorsque l’on sait que  l’autoroute est le réseau routier le plus sûr où seuls 7 % des accidents mortels s’y sont déroulés l’an passé, on a du mal à comprendre la pertinence de cette idée !

 

Ceci d’autant plus que, selon l’Association des Professionnels des Autoroutes et des Ouvrages Routiers (ASFA), la somnolence, la prise d’alcool, de drogues et de médicaments sont les principales causes d’accidents mortels sur autoroute. 

 

Alors que le nombre de morts est en baisse continue chaque année, pour atteindre le chiffre historiquement bas de 3 645 tués sur les routes l’an passé (la baisse de la mortalité étant d’autant plus significative pour les deux roues motorisés avec 14 % par rapport à 2 011), stigmatiser encore une fois la vitesse n’est sûrement pas la bonne solution, même si c’est sans doute la façon la plus facile de donner l’impression que l’on agit. 

 

Cela est d’autant plus vrai que rien n’a été évoqué par le CNSR pour lutter contre les méfaits de l’alcool au volant, responsable de plus de 31 % des morts sur les routes en 2 012. Chiffre en constante augmentation depuis 2 005 et première cause de mortalité routière ! 

 

Dans le même temps, le gilet jaune fait office de serpent de mer. On le croyait définitivement enterré, mais le voici qui revient poindre dans les discussions. Or,  « LA mesure miracle » qui améliorera la visibilité des 2RM n'existe pas (sinon, depuis 30 ans que la FFMC analyse l'usage du 2RM, il y a fort à parier que nous l'aurions découverte !).

 

Nous vous donnons rendez-vous vendredi 26 avril, au local, pour la réunion mensuelle lors de laquelle nous aborderons ces différents sujets, et plus encore.

 

Grand V    

 

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